Les documents produits et reçus par une administration dans l’exercice de son activité sont des archives publiques. A ce titre, ils sont soumis au contrôle scientifique et technique des Archives départementales, exercé par le directeur au nom du préfet (article L212–10 du Code du patrimoine). Les archives sont souvent assimilées à des « vieux papiers », des dossiers clos dont un service n’a plus besoin dans son fonctionnement quotidien. Mais, en réalité, les documents d’archives naissent au jour le jour, au fil de la production administrative : ce sont donc également les dossiers courants, appelés aussi « archives vivantes ».
On distingue donc 3 phases successives :
- les archives courantes : dossiers ouverts ou récemment clos, et qui sont d’usage courant
- les archives intermédiaires : dossiers qui ne sont plus d’usage courant mais qui doivent être conservés par le service producteur pour des raisons administratives et juridiques
- les archives définitives (ou historiques) : dossiers qui sont à conserver sans limitation de durée en raison de leur intérêt historique et pour la justification des droits des citoyens
Une administration est responsable de la conservation de ses archives au cours des 2 premières phases (archives courantes et archives intermédiaires), tandis que les Archives départementales prennent les archives en charge pour la 3e phase (archives définitives). Le préarchivage est donc une responsabilité des services, en lien avec les Archives départementales qui sont chargées du contrôle, en particulier sur les éliminations effectuées. Les Archives départementales ont également un rôle fondamental en terme de sensibilisation et de formation des agents. |